Thème : chant byzantin des monastères orthodoxes, voix d’hommes uniquement. But : recueillement, prière, méditation profonde.
L’ison d’Athos
Musique de recueillement et de prière
Cette boucle ne contient aucune parole, et c’est un choix. Quand une voix chante des mots, le cerveau cherche à les comprendre, même dans une langue inconnue. Ici, les moines ne chantent que des voyelles. La voix humaine devient un instrument, et l’esprit peut s’y reposer sans rien avoir à déchiffrer.
Au centre, tout en bas, les basses tiennent l’ison. Dans le chant byzantin, c’est la note grave qui ne s’arrête jamais et sur laquelle s’appuient toutes les autres. Dans les églises orthodoxes, deux chœurs se font face, l’un à gauche, l’autre à droite, et se renvoient le chant. Nous avons repris cette disposition pour le casque : un chœur dans chaque oreille, qui se répondent sans jamais chanter ensemble. Au-dessus et derrière vous flotte une voix de ténor, seule.
Le bruit de bois, au fond à droite, vient du semantron. Sur le mont Athos, les moines frappent cette longue planche au maillet pour appeler à l’office. Selon une légende orthodoxe, Noé en jouait déjà pour rassembler les animaux dans l’arche. Une petite cloche de bronze lui répond à gauche, une fois par cycle.
Sous les voix, deux sons purs : 426 Hz à gauche, 432 Hz à droite. Leur écart de 6 Hz place le cerveau dans les ondes thêta, qu’on observe chez les méditants expérimentés et chez les personnes en prière profonde. Le 852 Hz, que la tradition du solfège sacré relie à l’éveil spirituel, vibre une octave au-dessus.
Éteignez la lumière, ou allumez une bougie. Asseyez-vous et mettez le casque. Laissez passer deux ou trois cycles sans chercher à méditer : l’ison s’en charge.
- BIN L : 426 Hz
- BIN R : 432 Hz (écart de 6 Hz, thêta : l’état de la prière et de la méditation profonde)
- Solfège (DRONE) : 852 Hz, soit l’octave de 426 Hz.