Thème : Chine ancienne. But : concentration, travail intellectuel.
Le pavillon du lettré
Musique pour la concentration
Dans la Chine ancienne, un lettré devait maîtriser quatre arts : la calligraphie, la peinture, le jeu de go et le guqin. Ce dernier ne servait pas à divertir. On en jouait seul, souvent pour soi, afin de remettre de l’ordre dans ses pensées avant d’étudier. Cette boucle reprend cet usage.
Le guqin est une cithare à sept cordes, posée à plat sur une table. Vous l’entendez à gauche, avec ces notes qui glissent et ces harmoniques légères comme du verre. À droite, le xiao lui répond : une flûte droite en bambou, au souffle très présent. En dessous, le xun, une petite ocarina en terre cuite dont on a retrouvé des exemplaires vieux de plusieurs millénaires. Les cloches de bronze viennent du bianzhong. Le plus célèbre a été découvert dans la tombe du marquis Yi de Zeng, enterré en 433 avant notre ère, et chacune de ses cloches donne deux notes selon l’endroit où on la frappe. Un poisson de bois marque le tempo, sans jamais accélérer.
Sous la musique, nous avons placé deux sons purs : 370,5 Hz à gauche, 384,5 Hz à droite. Leur écart forme un battement de 14 Hz, dans la bande que les chercheurs associent à une attention stable et détendue, celle du geste précis. La tradition du solfège sacré relie le 741 Hz à la clarté d’esprit et à la résolution des problèmes. Il se trouve une octave au-dessus du 370,5 Hz.
Le motif revient sans cesse, et c’est sa fonction : votre esprit n’a rien à suivre, il peut donc se consacrer à la tâche. Lancez la boucle au début d’une séance de travail, au casque, à volume modéré. Au bout d’une heure, faites une pause.
- BIN L : 370,5 Hz
- BIN R : 384,5 Hz (écart de 14 Hz, bêta bas/SMR, la bande de l’attention calme)
- Solfège (DRONE) : 741 Hz, soit l’octave exacte de 370,5 Hz
- Niveau du DRONE plus bas qu’à l’habitude : 741 Hz