G!xpérimente (Séances binaurales)
Création n°29 : Les doigts de la nuit
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Création n°29 : Les doigts de la nuit
G!xpérimente (Séances binaurales)
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30:00

Thème : Zimbabwe shona, mbira et calebasses. Sans voix. But : créativité et inspiration.
La spatialisation est ici au cœur de la musique : les deux mbiras jouent des notes complémentaires, une dans chaque oreille, et la mélodie ne se reconstitue que dans la tête de l’auditeur.

Les doigts de la nuit
Musique pour la créativité

Cette musique repose sur un tour que les Shona du Zimbabwe pratiquent depuis des siècles, et qu’il faut écouter au casque pour comprendre. Deux joueurs de mbira s’assoient face à face. Le premier, le kushaura, pose le cycle. Le second, le kutsinhira, glisse ses notes exactement dans les trous laissés par le premier. Aucun des deux ne joue la mélodie. Elle n’existe nulle part ailleurs que dans l’oreille de celui qui écoute.

Nous avons placé le premier mbira à gauche et le second à droite. Votre cerveau fait le reste du travail : il assemble les deux flux et fabrique une ligne mélodique qui n’a jamais été jouée. C’est exactement le genre d’activité qui l’occupe sans l’épuiser, et qui laisse la pensée libre de dériver vers autre chose. Beaucoup de gens ont leurs meilleures idées sous la douche ou en marchant, pour cette raison.

Le mbira dzavadzimu compte vingt-deux lames de métal forgé fixées sur une planche de bois, que l’on pince avec les pouces. On le pose dans une grande calebasse, le deze, garnie de coquillages ou de capsules qui bourdonnent doucement à chaque note. Ce grésillement n’est pas un défaut : il fait partie du son. Les hochets de calebasse remplis de graines, les hosho, tiennent le pouls à droite. Un tambour ngoma frappé à main nue reste au centre, très bas.

Sous la musique, deux sons purs : 319,5 Hz à gauche, 326 Hz à droite. Leur écart de 6,5 Hz place le cerveau en ondes thêta, celles que l’on observe juste avant l’endormissement et pendant les moments d’association libre, quand les idées se relient entre elles sans qu’on les force. Le 639 Hz, que la tradition du solfège sacré associe à la mise en relation, vibre une octave au-dessus.

À écouter pendant que vous écrivez, dessinez ou cherchez une solution. Lancez la boucle, puis cessez de l’écouter. C’est quand vous l’oubliez qu’elle fonctionne.

  • BIN L : 319,5 Hz
  • BIN R : 326 Hz (écart de 6,5 Hz, thêta haut, la zone des idées qui arrivent sans effort)
  • Solfège (DRONE) : 639 Hz, soit l’octave de 319,5 Hz

Création n°29 : Les doigts de la nuit