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Dans cet épisode, nous allons aborder un sujet qui vous concerne peut-être, la Dick Pic. Terme anglais formé par le mot dick et le picture, donc, littéralement, image de pénis.

Ce phénomène Dickpic est loin d'être nouveau.

C’est clair. On a retrouvé des pénis gravés il y a plus de 2000 années. Il y a 700 ans, du temps de la Renaissance, on se faisait peindre le sexe à l’air.

Et puis on ne compte plus les dessins de sexes masculins dans les toilettes publiques. 

On n’a pas forcément envie de les voir, mais difficile de passer à côté. 

Maintenant, avec les applications de rencontres, les chats’ et autres MMS, on peut envoyer à quelqu'un de précis une photo de son membre. C’est la version moderne du “coucou la voilà" de l’exhibitionniste à l'imperméable.

Mais on a le droit de faire ça ? 

En fait non, s’il y a une plainte, en France, il y peut y avoir un an d’emprisonnement et 15000 euros d’amende. Mais après, il peut y avoir plusieurs nuances. Si c’est le sexe de l’expéditeur du message ou si c’est juste une image porno d’un inconnu, c’est différent.

D’ailleurs, ces photos sont souvent cadrées uniquement sur la chose, on ne voit pas le visage, il est donc difficile de prouver que c’est bien telle personne qui a envoyé telle photo et les plaintes aboutissent rarement.

Après c’est aussi une pratique dangereuse, car le ou la destinataire, possède alors une photo de votre sexe, et même sans visage, il ou elle peut la montrer aux autres, accompagné de votre message et vos coordonnées. Ces infos peuvent aussi fuiter sur les réseaux et là, on vous promet de grands moments de solitude.

Oui, c’est d’ailleurs arrivé à un homme politique connu en 2018. Si vous voulez, je vous raconte, mais seulement si vous voulez…

Ok. Bon on en sourit, mais ça a été assez dur à vivre pour le propriétaire du sexe et son entourage. Pas l’entourage du sexe, hein ! Mais du propriétaire. Bref.

Nous sommes en mai 2018. Alors en déplacement en Bretagne, le porte-parole du gouvernement français de l’époque, alors marié (mais bon, c’est pas la question), batifole avec une étudiante en droit de 29 ans. Ils s'échangent alors des photos et des vidéos. 

Pas né de la dernière pluie, il fait gaffe quand même et le fait avec l’option de message éphémère qui s’efface après lecture. 

Sauf que la demoiselle fait, pour elle, une copie d’écran. Bon jusque là, rien que de plus banal. Surtout qu’elle lui envoie aussi des photos d’elle nues. C’est donc un échange consenti.

Mais bon, cette photo reste dans le téléphone de la dame. La vie continue, et quelques mois plus tard, elle rencontre un autre homme. D’origine Russe, il se dit artiste. Il est surtout réfugié en France, car il est accusé d’agression sexuelle dans son pays.

Ce personnage sulfureux, tombe, forcément par hasard, sur la copie d’écran avec la photo du sexe de l’homme politique avec, en clair, son message et son nom de compte officiel.

Sachant que l’homme politique était marié et qu’il trompait donc sa femme, notre russe diffuse l’image sur son site pour, dit-il, le “dénoncer”. Le document sera alors relayé sur twitter. Vous imaginez les dégâts que ça a faits.

Autant le fait d’échanger, de façon consentante, des images de son sexe avec une autre personne est tout à fait légal, autant diffuser cette image à caractère explicitement privé est un délit.

Le russe et sa copine ont été mis en examen 4 jours après la diffusion de la photo. 

On vous passe les rebondissements juridiques, mais de toute façon le mal était fait. L’homme politique à dû se mettre en retrait et supporter les moqueries de la presse et de ses concurrents.

Est-ce qu’on a les chiffres en France d’échange sexuel virtuels ? 

On a un sondage IFOP de 2020 qui dit que les moins de 25 ans seraient 44% à l’avoir pratiqué, 10% de plus qu’en 2014.

On parle d’hétéro, c’est nettement plus élevé chez les gays. Mais, quelle que soit l’orientation du destinataire, il arrive souvent qu’on reçoive ce genre de photo sans l’avoir demandé, même par des inconnus, sur les applications de rencontres.

Sur Grindr par exemple, une appli gay, il n’est pas rare de voir en profile des messages du style “merci de ne pas m’envoyer des photos de votre pénis”. 

Ce n’est pas parcequ’on recherche une relation, qu’on veut voir des sexes dans les messages, même chez les mecs.

Selon une étude de 2018, 41% des femmes ont reçu une dick pick sans rien demandé (ça monte à 52% chez les jeunes)

Une fois sur six, les photos partagées se retrouvent dans la nature, montrées à d’autres personnes. Ça, c’est les chiffres en France, et c’est deux fois plus qu’aux états unis.


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